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Des paris audacieux pour notre pays
Des mesures délibérées s’imposent

bold bets
 

Comment un pari audacieux sur l’environnement a sauvé l’ALENA

« Tout au long de l’Histoire, la destinée des nations a souvent été façonnée par le changement, par la chance et par les choses qui leur arrivaient. Et puis il y a ces nations uniques en leur genre
qui ont délibérément choisi de façonner leur destinée par les choses qu’elles font arriver. »

George H.W. Bush, président des États-Unis, lors de la ratification de l’ALENA, le 17 décembre 1992

L’histoire de l’Accord de libre-échange nord-américain n’est pas simple, et elle n’est pas terminée. Il aura fallu des idées audacieuses pour rallier tous les participants de l’entente initiale, et d’autres idées audacieuses seront sûrement requises pour qu’elle continue d’être une force économique pertinente et mutuellement avantageuse. Progrès: 1965 – L’Accord canado-américain sur les produits de l’industrie automobile (aussi appelé le Pacte canado-américain de l’automobile) est ratifié, intégrant les industries automobiles canadiennes et américaines en un marché nord-américain commun. 1981 – Ronald Reagan devient président des États-Unis en ayant fait campagne en faveur d’un accord de libre-échange pour l’Amérique du Nord. 1986 – Le Canada et les États-Unis entament la négociation d’un accord de libre-échange. 1988 – L’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ) est ratifié; Brian Mulroney est réélu après avoir fait de l’ALÉ l’enjeu majeur de sa campagne. 1989 – L’ALÉ entre en vigueur. 1991 – Le Canada, les États-Unis et le Mexique entament la négociation d’un accord de libre-échange trilatéral. 1994 – L’ALENA, l’ANACDE et l’ANACT entrent en vigueur. 2004 – Les échanges bilatéraux entre le Canada et les États-Unis totalisent 599 milliards de dollars (une augmentation de 57 % depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA); les échanges bilatéraux entre le Canada et le Mexique s’élèvent à 12,5 milliards de dollars (une hausse de 98 % depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA). 2014 – Les échanges bilatéraux entre le Canada et les États-Unis totalisent 752,3 milliards de dollars (une augmentation de 97 % durant les 20 ans suivant l’entrée en vigueur de l’ALENA); les échanges bilatéraux entre le Canada et le Mexique s’élèvent à 23,9 milliards de dollars (une hausse de 279 % dans la même période). 2015 – Justin Trudeau est élu premier ministre canadien après avoir fait campagne en affirmant que les accords de libre-échange sont bons pour l’économie canadienne. Défi: 1984 – Brian Mulroney est élu premier ministre du Canada après avoir fait campagne contre une plus grande initiative de libre-échange avec les États-Unis. 1993 – Jean Chrétien devient le premier ministre canadien après avoir fait campagne en promettant de modifier ou d’abolir l’ALENA. 1993 – Des experts en environnement expriment leurs inquiétudes au sujet des effets potentiellement catastrophiques d’une rapide industrialisation au Mexique. 2017 – Donald Trump devient président des États-Unis à la suite d’une campagne au cours de laquelle il a promis de modifier ou d’abandonner l’ALENA; le Canada, le Mexique et les États-Unis entament des négociations visant à « moderniser » l’accord. Solution: 1984 – Donald Macdonald, président de la Commission royale sur l’union économique et les perspectives de développement du Canada (commission Macdonald), demande aux Canadiens de faire un « acte de foi » et de s’ouvrir à plus d’échanges avec les États-Unis. 1985 – Le rapport de la commission Macdonald recommande que le Canada cherche à conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis. 1994 – L’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ANACDE) et l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine du travail (ANACT) sont proposés comme compléments à l’ALENA. 2018 et après – Les pourparlers de renégociation de l’ALENA se poursuivent…

L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est un souffre-douleur politique depuis plus d’un quart de siècle. Encore aujourd’hui, tandis que les négociateurs du Canada, du Mexique et des États-Unis s’efforcent d’actualiser cette entente sous la menace du président des États-Unis, Donald Trump, de la supprimer s’ils n’y parviennent pas; il peut être difficile de se rappeler que l’ALENA a carrément failli ne pas voir le jour. Le libre-échange a pourtant été le principal enjeu de deux élections générales au Canada, dont celle de 1993 où le NPD et le Parti libéral du Canada ont fait campagne en promettant soit de le réécrire, soit d’y renoncer. Même à l’époque, cet accord aurait très bien pu s’effondrer si cela n’avait été d’une convention accessoire peu connue et souvent négligée concernant l’environnement, et pour le courage manifesté par les leaders des trois pays en vue de son adoption.

L’ALENA est un des paris audacieux – une des décisions et des mesures courageuses – qui ont propulsé le Canada et façonné positivement son histoire. Tout comme la Confédération, la construction du réseau ferroviaire transcontinental et l’adoption d’un système universel de soins de santé, l’ALENA a eu une incidence vraiment spectaculaire et positive dans son ensemble sur le cours de ce pays, pendant que l’on surmontait d’importants défis pour en réaliser les idées.

Aujourd’hui, cet accord commercial est largement accepté comme un facteur clé de la prospérité économique du Canada, ouvrant un marché régional de 19 billions de dollars, comptant 470 millions de consommateurs et créant une économie 2,5 % plus grande chaque année qu’il en serait autrement. Mais il a fallu un autre pari audacieux – l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ANACDE) – pour venir à bout du plus important obstacle à la conclusion d’une entente.

« Un acte de foi »

Les paris audacieux sont peu nombreux et espacés parce qu’ils sont habituellement complexes et controversés, et qu’ils exigent du courage. Comme le savent les amateurs de la comédie britannique des années 80, Yes, Minister, la majorité des politiciens hésitent à prendre une décision « courageuse ». Sir Humphrey Appleby de cette série télévisée a déjà formulé ce conseil : « Si vous voulez vraiment être sûr que le ministre la rejettera, vous devez lui dire que la décision est “courageuse” [...], “controversée” signifie seulement qu’il perdra des votes. “Courageuse” veut dire qu’il perdra les élections! »

En ce qui concerne l’ALENA et son prédécesseur, l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALÉ), ce conseil d’un personnage de fiction est presque devenu réalité.

Brian Mulroney, le premier ministre qui a été le plus responsable de la direction de ces ententes était initialement contre la libéralisation des échanges avec les États-Unis. Toutefois, un an après que les progressistes-conservateurs ont remporté les élections générales de 1984 en promettant de s’opposer à toutes les initiatives de libre-échange, il a abruptement fait volte-face lorsque le chef d’une commission gouvernementale – l’ancien ministre du Cabinet libéral, Donald Macdonald – a demandé aux Canadiens de « faire un acte de foi » et de s’ouvrir à plus d’échanges avec les États-Unis. Mulroney a ensuite gagné les élections de 1988 en mettant principalement l’accent sur le libre-échange et a utilisé sa nouvelle majorité au Parlement pour s’assurer que l’ALÉ devienne loi plus tard dans la même année.

Un pari audacieux en attire un autre

Contrairement à l’ALENA, l’ANACDE est presque inconnu même s’il a joué un rôle essentiel dans la ratification et la mise en œuvre de l’accord de libre-échange. Cependant, à l’instar de l’ALENA, l’ANACDE est un autre pari audacieux qui a façonné positivement l’avenir du Canada.

Le Parti libéral du Canada avait juré de renégocier ou d’abolir l’ALENA en 1993 lorsque Jean Chrétien est arrivé au pouvoir. Toutefois, comme Mulroney en 1984, Chrétien est devenu un partisan converti du libre-échange une fois en poste, conservant non seulement l’ALENA tel qu’il était, mais aussi en proposant l’ANACDE novateur pour obtenir l’adhésion des partisans du Parti libéral du Canada qui ne s’étaient pas encore ralliés à lui, et pour faire en sorte que le Congrès américain sceptique ratifie l’ALENA. Les opposants à cet accord désiraient que des clauses visant à protéger l’environnement soient incluses, craignant que les industries nord-américaines ne délocalisent leur production au Mexique, où les lois environnementales étaient moins strictement appliquées, nuisant ainsi à l’environnement non seulement dans ce pays, mais aussi à l’échelle du continent.

Le Canada et le Mexique, tous les deux en faveur de l’ALENA, n’étaient pas disposés à rouvrir une entente qui avait pris trois ans à négocier. Mais, le Canada savait qu’il fallait trouver un moyen de répondre aux préoccupations en matière d’environnement. Cette impasse a finalement été résolue en conservant l’ALENA original et en répondant aux préoccupations environnementales dans une convention accessoire. C’est la première fois que de tels problèmes ont été réglés dans le contexte d’un accord commercial.

Loin d’être un simple détail accessoire, l’ANACDE fait désormais partie intégrante de la coopération environnementale en Amérique du Nord, à tel point que le Canada et les États-Unis veulent un accroissement des protections environnementales dans toute renégociation de l’ALENA, allant même jusqu’à suggérer d’inclure ces protections dans le cœur même de l’entente plutôt que dans une convention accessoire.

Le Canada a besoin de plus de paris audacieux

Peu de gens auraient pu prédire il y a 25 ans à quel point le pari audacieux que représentait l’ANACDE allait devenir important pour la prospérité de ses participants. Malgré tout, sans cet accord, et sans le courage manifesté par les leaders du Canada, du Mexique et des États-Unis en vue d’intégrer des protections de l’environnement dans un accord commercial, nous n’aurions peut-être jamais constaté à quel point l’ALENA aurait pu faire croître l’économie nord-américaine au profit des trois pays.

Comme le démontre Deloitte dans son rapport Des paris audacieux pour notre pays, le Canada a besoin de plus de pensées stratégiques comme celle-là pour relever les défis et saisir les occasions qui se présentent à lui. Cela signifie ne pas avoir peur d’entamer des discussions difficiles et de prendre d’importantes décisions qui nous mèneront vers l’avenir prospère que nous envisageons dans 25 ans.

Les décisions audacieuses et courageuses aideront à faire du Canada le meilleur endroit où vivre et travailler.

Des décisions audacieuses et courageuses comme celles qui nous ont donné l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement, qui a rendu possible l’ALENA.

 

« Je suis très heureux que cela se soit traduit par une victoire éclatante pour le Canada et que nous ayons été du bon côté de l’histoire au cours d’un chapitre économique aussi important. C’est un hommage au gouvernement du jour et à ces Canadiens du milieu des affaires et d’ailleurs qui ont appuyé nos initiatives et ont eu le courage de les défendre dans ces moments très difficiles. »

– Ancien premier ministre Brian Mulroney le jour du 20e anniversaire de l’ALENA, janvier 2004

Le 150e anniversaire du Canada est l’occasion de nous tourner vers l’avenir.

C’est notre anniversaire et nous avons de quoi être fiers. Aujourd’hui, le Canada est l’un des pays les plus réputés pour sa qualité de vie et de travail. Une économie globale incertaine et l'incidence des changements technologiques mettent notre prospérité à risque. Nous devons relever des défis complexes qui pourraient nuire à notre prospérité future : la croissance de la concurrence mondiale et l’incidence des perturbations technologiques. La complaisance sera synonyme de prendre du retard.

Il est temps de faire peuve de plus d'audace. Deloitte estime que nous devons envisager le genre de pays que nous voulons être dans les décennies à venir, et jeter les bases aujourd'hui. Le temps pour des actions délibérées est maintenant.

 

Le Canada est confronté à des défis complexes et à une grande incertitude.

Le Canada ne peut pas être le meilleur endroit où vivre et travailler sans une croissance économique soutenue. Mais, en tant que Canadiens, nous devons trouver le juste équilibre entre la croissance et les avantages généralisés, et faire des choix stratégiques afin de réaliser les deux.

Indice de développement humain des Nations Unies - Pays sélectionnés, 1990-2015

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Score de l'indice de développement humain des Nations Unies - Pays sélectionnés, 1990-2015
Pays 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Canada 0,849 0,86 0,867 0,891 0,903 0,92
Norvège 0,849 0,883 0,917 0,931 0,939 0,949
Australie 0,866 0,885 0,899 0,915 0,927 0,939
Suisse 0,831 0,846 0,888 0,904 0,932 0,939
Allemagne 0,801 0,834 0,86 0,892 0,912 0,926
États-Unis 0,86 0,877 0,884 0,898 0,91 0,92
Canada
Norvège
Australie
Suisse
Allemagne
États-Unis
 
Complexité Élevée Faible Limitée Importance Incidence positive sur la qualité de vie canadienne Gros lot Grande valeur potentielle présentant peu de complexité Pari audacieuxGrande valeur potentielle présentant des défis importants Gain rapideValeur limitée et mise en œuvre relativement simple Initiative à mince succèsMesure complexe offrant certains avantages

Qu’est-ce qu’un pari audacieux?

Pour une nation, il représente l’action – soit par des mesures prises par les citoyens, le gouvernement, le secteur privé; le statu quo est remis en cause et l’économie ou la société s’orientent dans une nouvelle direction distincte.

Consultez le rapport intégral Paris audacieux du Canada : des mesures délibérées s’imposent.

2017+ Projets futurs 1998 CPP rescue 1995 Compressions budgétaires 1987 Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis/Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) 1982 Constitution canadienne 1966 Loi sur les soins médicaux 1965 Le Pacte de l'automobile Canada-États-Unis 1962+ Exploitation des sables bitumineux 1880 années Chemin de fer du Canadien Pacifique 1867 Confédération

Le Canada est un pays façonné par des actions audacieuses

Lorsque l’on étudie l’histoire canadienne, on y trouve de nombreux exemples de choix audacieux qui ont créé notre pays.

De nombreuses mesures audacieuses ont contribué à bâtir notre pays, mais cinq d’entre elles ont eu le plus de répercussions positives sur le Canada.

 

Leçons historiques

Se concentrer sur les industries, les secteurs et les technologies qui constitueront des avantages concurrentiels Créer de nouveaux modèles et des approches novatrices qui sont axés sur l’apprentissage continu, la diversité de l’apprentissage et les liens directs avec le monde des affaires à l’extérieur de la salle de classe Prêt à faire des affaires, à la manière canadienne Investir dans les champions mondiaux du Canada d’aujourd’hui et de demain Perturber le statu quo du système d’éducation Augmenter considérablementnotre niveau d’engagement au sein de l’économie mondiale pour pousserl’avantage concurrentiel encore plus loin Diriger avec courage

Nos conversations avec les leaders canadiens des secteur public et privé et nos propres recherches ont révélé trois secteurs cruciaux dans lesquels nous devrons faire des choix difficiles, et les gouvernements, le milieu de l’enseignement et les entreprises doivent unir leurs forces pour mettre le Canada sur la voie du succès continu.

 

Investir dans les champions mondiaux du Canada d’aujourd’hui et de demain

  • Se concentrer sur les industries, les secteurs et les technologies qui  constitueront des avantages concurrentiels

Prêt à faire des affaires - à la manière canadienne

  • Augmenter considérablement notre niveau d’engagement au sein de l’économie mondiale pour pousser l’avantage concurrentiel encore plus loin.

Perturber le statu quo du système d'éducation

  • Créer de nouveaux modèles et des approches novatrices qui sont axés sur l’apprentissage continu, la diversité de l’apprentissage et les liens directs avec le monde des affaires à l’extérieur de la salle de classe.

Diriger avec courage est le fondement des actions audacieuses.

Des paris audacieux pour notre pays Des mesures délibérées s’imposent

Il est temps de diriger avec courage.

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L’application Canada 175 est disponible sur les appareils Android et iOS

Voici d’autres rapports sur le 175e du Canada

Le Canada à 175 ans est une initiative de recherche pluriannuelle de Deloitte portant sur les enjeux au cœur même de la réussite future du Canada et qui met en perspective notre chemin vers la prospérité. 

Le Canada à 175 ans

Chez Deloitte, nous pensons que le Canada peut demeurer le meilleur endroit incontesté au monde où vivre et travailler pendant les 25 prochaines années. Le Canada à 175 ans est une initiative s’étalant sur plusieurs années qui vise à étudier les enjeux au cœur de la réussite future du Canada et à offrir une perspective de notre parcours vers la prospérité.

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